Journée mondiale de la femme08 Mars 2006Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a prononcé mercredi 8/3/06 à Alger un discours à l'occasion de la Journée mondiale de la femme. En voici le texte intégral : "Chères soeurs, Mes chers compatriotes, Comme chaque année en ce 8 mars, la Journée mondiale de la femme permet d'évaluer les progrès réalisés dans la promotion des femmes à travers le monde. Pour le peuple algérien, cette journée est d'abord une occasion de redire notre solidarité avec tous les peuples dont les femmes et les hommes luttent encore pour la liberté, l'indépendance, et la paix. Je voudrais, aujourd'hui, saluer plus particulièrement le peule palestinien, qui continue à verser un lourd tribut pour le rétablissement de ses droits légitimes et inaliénables et faire prévaloir son droit de disposer librement de ses choix et de son destin. J'adresse un vibrant hommage à la femme palestinienne pour l'admirable leçon de courage, de patriotisme et de dignité qu'elle offre au reste du monde, et pour la preuve concrète qu'elle apporte chaque jour, que dans la civilisation arabo-musulmane objet de tant d'outrages aujourd'hui, la femme occupe toute sa place aux côtés de l'homme, et qu'elle prend sa part entière dans les luttes et les sacrifices imposés à son peuple. La femme sahraouie mérite également tout notre respect non seulement pour sa contribution active à la lutte du peuple sahraoui, mais également pour son rôle dans la gestion des camps de réfugiés et pour le réconfort moral qu'elle prodigue au sein des familles déracinées. Son action au sein du Polisario est digne de toutes les éloges et témoigne qu'au Sahara Occidental également, la femme a su conquérir sa place et démontré qu'elle pouvait égaler sinon surmonter en courage et son efficacité ses compagnons. Chez nous en Algérie, la célébration de la journée de la femme est aussi une occasion de nous incliner avec respect et ferveur à la mémoire de celles des nôtres qui tout au long de plus d'un siècle d'oppression et d'occupation coloniales et durant notre longue lutte de libération nationale, ont consenti le sacrifice suprême pour la Patrie, aux côtés de leurs pères, de leurs époux et de leurs frères. Nous voulons aujourd'hui renouveler notre reconnaissance à nos moudjahidate et moussabilate, ainsi qu'à ces millions de femmes algériennes qui, aux côtés de millions d'algériens, ont aidé à reconstruire l'Algérie indépendante, et ont concouru à sa sauvegarde durant la tragédie nationale. Nous pouvons être fiers de rappeler, en cette journée mondiale de la femme, que dans l'Algérie libérée, la femme algérienne a vu ses droits consacrés dès l'aube de l'indépendance". "Alors que dans de nombreux pays, les femmes ont attendu des décennies pour conquérir leur égalité citoyenne, en Algérie ce droit a été reconnu aux Algériennes dès les élections de 1962. Si à ce jour, dans de nombreux pays développés, l'égalité des salaires entre les travailleuses et les travailleurs demeure encore un objectif à réaliser, en Algérie c'était un droit acquis par la femme algérienne dès la restauration de notre souveraineté nationale. De même, si à ce jour, la Communauté internationale se mobilise pour garantir l'égalité d'accès des filles à l'enseignement, l'Algérie relève avec fierté que sur plus de sept millions de ses enfants qui se rendent chaque matin à l'école, près de 50% sont des filles, et que celles-ci constituent 59% des effectifs du palier du secondaire. Sur plus de 800.000 étudiants que compte notre pays, 58% sont des jeunes filles, tout comme 34% du personnel enseignant universitaire sont des femmes. Dans le domaine législatif, les dernières révisions du Code de la famille et du Code de la nationalité, placent l'Algérie au rang des Nations les plus avancées tout en sachant que notre peuple est et demeurera farouchement attaché à ses valeurs civilisationnelles immuables et non négociables. Ces quelques réalités montrent que l'Algérie n'a de leçon à recevoir de quiconque en ce qui concerne la place de la femme dans la société algérienne. Nous devons également rappeler ces mêmes réalités chez nous pour que chacun puisse mesurer le chemin parcouru depuis que notre peuple s'est affranchi du joug de l'oppression et de la domination étrangères et qu'il s'est libéré de l'ignorance et de la misère de l'ère coloniale. Les femmes algériennes doivent s'imprégner de ce passé et de ses progrès pour se mobiliser encore plus aujourd'hui aux cotés des hommes algériens pour contribuer au redressement national et construire une Algérie digne, fière et forte, en reconnaissance à nos martyrs et pour assurer un avenir de paix et de prospérité à nos générations futures. Plus que jamais, notre Patrie attend beaucoup de ses enfants pour que nos retards soient rattrapés et que nos erreurs soient réparées, pour que, dans la paix qui revient et dans l'espoir qui renaît fortement, chacune et chacun apporte sa participation à l'oeuvre de reconstruction nationale dont les défis sont aussi nombreux que complexes. Chères soeurs, Mes chers compatriotes, Je voudrais tout d'abord vous entretenir du rôle que je souhaiterais voir assumer par la femme algérienne dans l'entreprise de réconciliation nationale. Le 29 Septembre dernier, le peuple algérien a massivement approuvé la Charte pour la Paix et la Réconciliation Nationale. Conformément au mandat que la Nation souveraine m'a conféré, je viens de promulguer, il y a quelques jours, des décrets pour la mise en oeuvre fidèle et intégrale de ce choix stratégique national. Le moment est donc venu pour la Nation tout entière de s'atteler activement à concrétiser les principes de cette Charte en vue de la réconciliation des Algériens et des Algériennes avec eux-mêmes et avec leur Patrie. Personne ne doit douter que cette oeuvre est une oeuvre de longue haleine, car la tragédie nationale a laissé des blessures profondes dans la chair et dans la conscience de chaque algérienne et de chaque algérien." "La paix et la sécurité sont revenues dans notre pays. Elles seront parachevées grâce aux mesures que nous venons de promulguer mais aussi, grâce à la détermination de l'Etat aujourd'hui plus forte que jamais, à réduire par la force de la loi tous ceux qui continueraient à s'attaquer à leur peuple et à leur propre pays. Mais si nous avons déjà parcouru l'essentiel du chemin vers la restauration de la sécurité et de la paix, la réconciliation nationale véritable est un chantier que nous venons d'ouvrir après avoir réussi, grâce à Dieu, à restaurer la concorde nationale. Cette oeuvre interpelle les mémoires, les consciences et les coeurs de tous les Algériens et de toutes les Algériennes. C'est en nous-mêmes que nous trouverons les réponses attendues pour prémunir l'Algérie des méfaits de la haine et de la discorde. Et en cette noble tâche, les Algériennes ont, encore une fois, beaucoup à offrir à leur Patrie et aux jeunes générations. Certes, les institutions de l'Etat ont une importante mission à assumer, et elles le feront pleinement, pour panser les blessures, bannir toute exclusion, et pour préserver l'Algérie de toute atteinte et de toute nouvelle dérive. Mais, il est certain que les citoyens détiennent eux-mêmes l'essentiel des solutions attendues, et tout particulièrement les femmes algériennes qui, dans la tragédie nationale ont versé le plus lourd tribut, à travers la perte d'êtres chers et à travers les larmes qu'elles n'ont que trop versées. Voila pourquoi, au nom de l'Islam, au nom de l'Algérie qui est et restera notre seule patrie, j'appelle les femmes algériennes tout comme l'ensemble de la Nation, à se mobiliser et à promouvoir les vertus de l'entente, de la réconciliation et de la fraternité, pour panser nos blessures et relever nos ruines. C'est en premier lieu dans les familles, dans les villes, dans les quartiers que doit s'affirmer ce choix national, approuvé par notre peuple, il y a de cela quelques mois à peine. J'appelle également les femmes algériennes à entourer nos orphelins, tous les orphelins de la tragédie nationale, de leur affection irremplaçable et à les élever dans les valeurs de notre Foi, dans la culture du pardon, afin de mettre notre pays à l'abri des germes mortels de la haine. J'appelle enfin les femmes algériennes à assumer pleinement leur rôle, qui est un rôle majeur dans l'éducation de nos enfants et dans la restauration de nos valeurs sociales et civiques. Nous assistons aujourd'hui à l'explosion de maux sociaux nouveaux au sein de notre société, qu'il s'agisse de drogue, de perversions outrageantes à nos moeurs, d'anarchie, de banditisme, et même de crimes crapuleux. C'est sans doute l'un des effets dramatiques de la tragédie nationale que notre pays a traversée. C'est aussi le fruit amer de la perte des repères traditionnels de notre société, de la réalité sanglante dans laquelle nos enfants ont grandi durant plus d'une décennie, et enfin du déracinement auquel ont été contraintes des centaines de milliers de familles algériennes. Nul doute que la reprise de notre économie contribuera fortement à éradiquer les motifs de désespoir, que l'Etat qui se renforce chaque jour davantage, veillera au respect de la loi par tous et au profit de tous, et que notre système éducatif qui a un rôle important à assumer dans le redressement de cette situation, sera mieux armé pour le faire grâce aux réformes que nous sommes en train d'y introduire". "Mais c'est par la réconciliation nationale, la réconciliation des Algériens et des Algériennes avec eux-mêmes et avec leur Patrie, par le respect de la chose publique, des valeurs et des vertus d'une société apaisée et réhabilitant sa propre civilisation que nous restaurerons ensemble la quiétude dans nos cités et dans notre pays. D'autres pays ont connu des tourmentes semblables à celles que nous avons vécue et ont su les surmonter par le courage et la discipline de leurs peuples. L'Algérie elle aussi est à même de dépasser les séquelles de notre tragédie nationale, à condition de nous y engager toutes et tous dans un même élan et dans le cadre d'un devoir national. Dans cette entreprise, la cellule familiale occupe une place exceptionnelle, par tout ce qu'elle représente comme exemple pour inculquer aux enfants les vertus et les valeurs de notre culture ancestrale et de notre identité nationale, et pour réhabiliter à leurs yeux l'esprit civique. Chères soeurs, Mes chers compatriotes, Vous avez certainement un grand rôle à jouer dans la gigantesque oeuvre de développement national dans laquelle nous nous sommes engagés, et, le terme gigantesque n'est guère excessif pour ce que nous avons entrepris pour rattraper nos retards et construire l'avenir, l'avenir de notre jeunesse. J'ai longuement exposé ce sujet, il y a quelques jours devant nos travailleuses et nos travailleurs que je salue de nouveau ici. Si je l'aborde de nouveau brièvement du haut de cette tribune, c'est pour que chacune et chacun s'imprègne encore davantage des enjeux de cette grande bataille. Je disais que cette oeuvre de développement national est un chantier gigantesque et, de fait, nul autre qualificatif ne convient mieux à ce que nous avons programmé et à ce que nous allons réaliser tout au long de cette décennie qui va de 1999 à 2009. Durant cette période, nous avons décidé de consacrer un montant total de près de 8.000 milliards DA aux dépenses publiques d'investissement, soit plus de 100 milliards de dollars. Pour donner une illustration de ce que cela représente, ce sera pour la fin de cette période un total de près 2 millions de logements, l'ouverture de plus de 2.000 écoles fondamentales, 800 lycées, plus de 3.000 cantines et demi-pensions et près de 800 internats. Ce sera également 900.000 places pédagogiques et plus de 500.000 places d'hébergement au niveau de nos universités. Ce sera enfin l'amélioration de la santé de la population, grâce à l'ouverture de près de 60 hôpitaux, 140 polycliniques et près de 1.000 salles de soins. Dans le même temps, nous avons toutes les raisons d'espérer la poursuite du recul du chômage qui a longtemps rongé notre société, car il n'a cessé de croître à partir des années quatre-vingt. Le chômage qui frôlait la barre des 30% au début de 1999 a déjà reculé à près de 15% l'année dernière. Avec l'aide de Dieu, il sera ramené à 10% à l'horizon 2009". "Cependant, si nous voulons assurer à notre pays un développement durable pour les générations futures, nous ne pouvons pas nous contenter de satisfaire nos besoins immédiats. Nous devons toujours avoir présente à l'esprit notre expérience au cours de laquelle notre pays a traversé deux décennies de développement et de prospérité avant de connaître une tragique régression dont nous commençons seulement à nous relever aujourd'hui. Réaliser un développement économique et social marqué du sceau de la durée, c'est aussi nous armer pour affronter les enjeux de la mondialisation et de la compétitivité, c'est également réaliser des réformes indispensables, notamment celle fondamentale de nos mentalités, c'est enfin, réhabiliter dans sa noblesse l'effort persévérant, les vertus de la sagesse et celles du civisme qui se manifeste dans l'exercice des droits mais aussi dans le respect des devoirs de chaque citoyenne et de chaque citoyen sans exception. Les progrès que nous avons déjà réalisés doivent nous encourager à nous mobiliser encore davantage pour l'édification d'une Algérie répondant aux attentes de toutes les algériennes et de tous les algériens. Pour cela, j'appelle les femmes algériennes à y prendre la part qui leur revient, et à éduquer notre enfance et notre jeunesse dans nos valeurs et nos vertus nationales pour la préparer à assumer la responsabilité de garantir à l'Algérie sa place et son rang dans le monde contemporain. Parlant de la Patrie et de son environnement mondial, je voudrais en dernier lieu aborder un sujet qui me tient à coeur, qui nourrit mes plus fortes appréhensions, et sur lequel, j'ai parfois l'impression de ne pas être assez compris de mes compatriotes: il s'agit de la préservation de notre personnalité et de notre identité nationales. Chères soeurs, Mes chers compatriotes, Durant 132 longues années d'occupation et d'oppression, le colonialisme nous a dépossédés de beaucoup de biens précieux: notre liberté, nos droits, et notre terre. Mais, alors qu'il niait jusqu'à notre existence en tant que peuple et en tant qu'Etat reconnu et respecté bien avant l'occupation, ce même colonialisme n'a pu nous déposséder de notre personnalité, qui a pu trouver refuge dans la mémoire de notre peuple et surtout dans l'éducation prodiguée par nos mères. Le colonialisme a néanmoins, par une démarche génocidaire, profondément miné notre identité en altérant à la fois notre langue, notre religion, notre culture et note histoire. Mais c'est malheureusement dans la régression que nous avons subie du fait de la crise et de la tragédie nationales, qu'une menace plane de nouveau et, peut être, d'une manière plus insidieuse et plus périlleuse encore sur notre personnalité et sur notre identité nationales. Certains pourront trouver excessif mon propos, mais je les invite à méditer les réalités que nous renvoie notre environnement immédiat, méditation que nous devons avoir le courage d'entreprendre dans le plus grand respect dû à notre peuple et à chacun de nos compatriotes. Notons la dégradation de la langue que nous utilisons dans nos échanges quotidiens et dans laquelle il est quelquefois difficile de retrouver notre langue nationale ou même notre langage dialectal. Méditons également cette fragilisation de la personnalité nationale qui la rend sensible à toutes les influences extérieures, qu'elles viennent d'Orient ou d'Occident, au point de nous faire abandonner graduellement nos costumes traditionnels, de pervertir nos usages sociaux, et même de modifier la manière de parler de certains de nos concitoyens." "Méditons enfin cette méconnaissance de notre histoire nationale par laquelle nos enfants, qui sont souvent capables de réciter l'histoire des autres peuples, ignorent autant les repères de notre passé que les pages de la glorieuse Révolution du 1er Novembre 1954. Ne nous étonnons pas alors qu'il nous arrive quelquefois d'entendre certains affirmer que la période coloniale était peut-être préférable à l'indépendance et à la souveraineté nationale dont ils jouissent aujourd'hui. Ne nous étonnons pas également de voir certains de nos jeunes auxquels nous n'avons pas su inculquer les vertus de notre culture nationale et l'amour de leur patrie, tentés par l'exil devant les difficultés qu'ils rencontrent chez eux. Ne nous étonnons donc point enfin, de voir des esprits aigris parmi les anciens colonisateurs oser aujourd'hui soutenir que le colonialisme qui nous a privés de notre liberté et exploité notre peuple et nos richesses, a pu représenter un bienfait pour les colonisés. Certains pensent que l'acculturation et la dépersonnalisation rampantes, ne se manifestent que dans certains milieux urbains, alors que l'Algérie profonde en est bien à l'abri. Il semble qu'il n'en est pas moins inquiétant que notre peuple, à la culture plusieurs fois millénaire, soit victime d'une telle dérive. Devons-nous attendre que le mal soit incurable et présent partout pour réagir ? Notre élite s'est malheureusement, et dans une large proportion, trop engagée dans des débats idéologiques, s'éloignant par là de la préoccupation première qui doit être et demeurer la préservation de notre algérianité, de notre identité et de notre personnalité nationales faites d'Islam, d'arabité et d'amazighité, mais aussi de notre Histoire et de notre culture. Il s'avère donc urgent que notre société se ressaisisse dans son ensemble avec pour la femme algérienne un rôle vital à assumer. La femme algérienne a su et a pu sauvegarder hier, sous la domination coloniale, notre identité et notre personnalité nationales, elle doit aujourd'hui prendre pleinement conscience du danger réel qui menace à nouveau notre identité et notre personnalité. Elle peut participer à la prévention de ce danger dans son rôle de mère et d'éducatrice, et également par son influence au sein de notre société. La réconciliation nationale serait éphémère si nous n'apportions tout notre soin à la marquer du sceau de notre identité et de notre personnalité nationales. La construction nationale à laquelle nous sommes attelés serait vaine elle aussi, si en définitive, nous bâtissions un pays prospère pour le livrer à des influences étrangères et à de nouvelles formes de dépendance et de domination. L'indépendance et la souveraineté nationales jalousement défendues par notre peuple seraient demain vidées de toute signification, si notre âme et notre algérianité perdaient leur originalité et si, au fil des décennies, nous perdions notre identité et notre personnalité nationales. Voila pourquoi, je lance un appel à tous les algériens pour qu'ils se ressaisissent à temps, pour que toutes les institutions du pays et en particulier notre système éducatif, nos médias, nos intellectuels, nos zaouias et tous nos acteurs sociaux s'investissent pleinement dans cette oeuvre de renaissance, de sauvegarde et d'épanouissement de notre identité et de notre personnalité nationales. Voila pourquoi j'appelle plus spécialement les femmes algériennes à s'investir une nouvelle fois, comme le firent leurs aînées, dans cette cause fondamentale, pour que nous soyons tous fiers de ce brassage qui nous distingue, nous unit et fait de nous un peuple amazighe dans ses racines, fondu dans l'arabité par la grâce de l'Islam, un peuple en quête de modernité certes, mais aussi et surtout un peuple attaché à son passé et à ses valeurs, un peuple jaloux de son indépendance, mais aussi un peuple fidèle à l'héritage de celles et de ceux qui ont restauré notre souveraineté et réaffirmé notre dignité. Gloire à nos Martyrs, Vive l'Algérie, Je vous remercie de votre aimable attention". |